Quoi ? Qu'est-ce que vous dites ? J'ai un blog, moi ? Vraiment ? Hum... Ah! Mais oui !
Maintenant que vous en parlez, je me souviens ! "La galéjade" ? Oui ! Bien sûr ! Oh oh, c'est vrai que je n'ai pas posté d'article depuis fort fort longtemps... Hein ? Vous voudriez que
je m'y remette ? Ah c'est que je suis homme occupé... "Oui mais j'adore tenir un blog" ? Eh, vous savez me prendre par les sentiments ! En plus ça vous ferait plaisir ? Hum... très bien alors !
Je suis d'accord ! Je reprends les commandes par ici ! Après deux mois de vacances (méritées) je dois bien avoir quelque énergie à vous consacrer les amis !
Welcome back, dear me (ouaip, carrément !) !
(It's good to be back home
!)
Maintenant il me faut un sujet pour mieux pousser ce blog vers le futur... Mais qu'est-ce qui pourrait
être à la hauteur de mes humeurs ce jour un peu abrasées, et de mon ma foi assez bon public (vous vingt personnes qui passez ici, signalez vous, c'est un ordre !). Voilà, j'ai trouvé ! Cet
article de rentrée sera un article de passé, que je dédie surtout à mes amis (qui sont, c'est un fait, mes meilleurs lecteurs) !
"Le début ne laisse pas présager la fin." (Hérodote, historien
grec)
Je prends mon courage à deux mains pour vous ouvrir ma porte des
souvenirs, quitte à devoir ensuite affronter un flot nostalgique, car je tiens à vous présenter un petit mémorandum sur moi-même, afin que trouvent une réponse tous ceux qui se demandent d'où
vient ce fait un peu dingue que je sois moi-même...
1- Trois souvenirs géographiques, celui qui m'a rendu le plus
heureux, qui m'a le plus permis de m'évader, qui m'a laissé le plus sceptique :
- Ma jeunesse à Foix, Ariège.
C'est une ville modeste et cachée dans les vastes paysages des montagnes pyrénéennes ; une poche de maisons du
Moyen-Âge surmontées par un château unique et captivant pour les yeux d'un enfant ; un endroit de senteurs, de sons, de gens inimitables, expliqué par la force qu'à le Sud sur les choses
qu'il côtoie. Des modes de vie existent selon les lieux où l'on se trouve, enfant, cela est encore plus vrai. À Foix, étant jeune, je n'ai jamais eu à réaliser que ma vie aurait à me porter hors
de ma ville, ni que ma ville ait pu avoir de limites. Le Soleil et la lumière embrassait chacun de mes horizons montagneux. Foix était une part indestructible de moi, libre dans une bulle d'idées
d'enfant, heureux car sans définitions du monde, et du malheur. Une magnifique période dont je me souviens comme d'un temps précieux à entretenir et sauvegarder à tout prix car c'est pour moi le
temps où le problème, le stress, l'inquiétude, n'existaient pas, un temps où tout était simple ; et je remercie ma mémoire de me laisser me souvenir de toute mon heureuse jeunesse.
(la vallée fuxéenne)
- Mes vacances à la ferme.
Ceci est d'un tout autre genre. De mon côté maternel, on est lié au monde paysan : campagne et fermes. Chaque été,
je passais plusieurs semaines avec mes cousins, à découvrir, apprendre et apprécier les responsabilités et les joies des travaux agricoles. C'est là que j'ai vécu la plupart de mes meilleures
évasions mentales : il y a beaucoup de liberté dans le fait d'accomplir un travail. J'ai appris lors de ces moments l'incroyable satisfaction que représente l'accomplissement d'un labeur lié à
une passion. J'aimais être un grand garçon libre d'être utile aux autres.
- Mes vacances à la mer.
Un autre monde fasse à la paysannerie... Des vacances un peu "chic" mais assez impersonnelles. Même si j'aimais bien
l'endroit, St-Nazaire, je ne comprenais pas l'atmosphère de pauvreté d'esprit des gens qui étaient là. Ils m'ont demandé une approche différente, voire déplaisante, dont l'arrière-goût a toujours
été celui du scepticisme. Au moins, j'y ai appris à feindre la satisfaction.
2- Trois souvenirs humais, le plus chaleureux, le plus amical, le plus cruel.
- Ma grand-mère maternelle.
Elle qui m'a ouvert les yeux sans avoir besoin de prononcer le moindre mot. Légende dans ma gamme poétique, elle a
rempli pour toujours ma vision de senteurs et d'images, de compagnie et d'humanité remarquable. Des promenades à vélo dans la forêt de Brocéliande, cela n'a pas de prix.
- Mes professeurs de collège.
Sans doute mes meilleurs amis au collège (ainsi qu'en primaire), je me suis toujours senti proche des professeurs et
autres enseignants, qui d'ailleurs m'ont toujours apprécié. En particulier, je vénère encore mes professeurs de français, avec qui j'ai toujours été très complice (quitte à m'attirer les foudres
des camarades de classe). Chacun modèle et ami, malgré mon jeune âge, c'est lors de mon temps libre avec eux que j'ai souvent été le plus heureux et que j'ai le plus appris.
- Mes camarades de classe du collège.
Et voilà, je crois, mes pires ennemis... Ce qui m'a le plus fait regretter le collège, c'est ce changement si
brusque et si affreux de personnalité dont j'ai subi à la constatation chez mes plus proches amis. Eux si délicieux en primaire sont devenus de petits monstres sans âme une fois au collège. Les
moqueries, les rejets, les indélicatesses pleuvaient sur ma carapace molle. Et elles faisaient mal. Me mettaient en colère sans doute ; mais qu'est-ce que la colère dans le cœur d'un enfant ? Une
idée qu'il ne veut pas comprendre... que je ne voulais pas comprendre, et donc que j'ignorais, me concentrant sur les cours que j'aimais tant. Mais le défaut était la solitude
souvent...
3- Trois grandes découvertes, puis passions :
- La lecture.
Et de manière amusante c'est au CM2 grâce à Mme Pascale Cross que mon goût de la lecture est vraiment né, quand
celle-ci nous a fait la lecture du début de Harry Potter (Good old JK). Alors ce sont des centaines et centaines d'œuvres que j'ai dévorées, sans jamais en regretter une seule, et avec la douce
approbation et complicité de ma mère.
- La mythologie, puis l'Antiquité grecque.
En sixième, grâce à mon excellent professeur de français (et animateur de radio, Gérard Bérail), lorsque l'on a
étudié les textes et l'histoire d'Homère. Coup de foudre immédiat pour ce que je voyais comme la meilleure des histoires au monde, et maintenant la plus belle.
- L'évasion autonome, libre et en solitaire dans les rues de la ville, ou dans un monde imaginaire, par le biais de
l'écriture, du dessin, de la photographie, ou du jardinage.
À peu près parallèlement à mon engouement, j'ai développé un très grand intérêt pour tous ces arts ; et j'ai
commencé à structurer ces mondes imaginaires que je mes créais depuis si longtemps... J'ai écrit ma première nouvelle au début de la sixième, de mon plein gré bien sûr.
4- Trois bons souvenirs simples :
- Cueillir des cerises en tendant le bras par la fenêtre de ma chambre, au premier étage.
- Jouer avec mon petit frère aux legos, et à incarner des personnages imaginaires.
- Chanter à la chorale avec ma mère et mon professeur de musique du collège.
5- Trois déceptions certaines :
- La domination monétaire du monde.
Petit, j'ai toujours eu du mal à comprendre pourquoi on ne vivait pas dans un monde semblable à celui des
schtroumpfs d'un point de vue économique. Et j'imagine que le fait d'avoir souvent eu de l'argent m'a renforcé dans cette déception : j'étais j'imagine assez jaloux du confort que certains
pouvaient avoir...
- Le temps qui passe.
Quelque chose qui m'a toujours alarmé, je crois. Petit déjà je trouvais curieux le passage du temps, et j'aimais
collectionner calendriers, montres, et autres grigri pour surveiller le passage des jours et des heures. Je n'aimais pas devoir "déjà" arrêter de jouer, et je n'aimais les anniversaires que parce
qu'ils étaient une occasion de se retrouver tous ensemble, en famille. Dans cet ordre des choses, j'ai aussi je pense toujours su que les hommes devaient mourir à un moment, de même que je ne me
suis jamais mépris sur la manière de faire des bébés : pas de roses, de choux ou de cigognes, mais un homme et une femme.
- Le cœur des hommes.
Le fait d'avoir connu des êtres extrêmement intelligents ou gentils, et d'autres horriblement bêtes ou méchants m'a
souvent aidé à voir que certaines personnes n'étaient pas correctes, et étaient de fait décevantes. Mais je dois avouer que si je suis parfois agacé par les actions de certains, je suis en
revanche toujours admiratif devant les merveilles, le génie et la passion que transporte notre société humaine. C'est donc une déception qui je pense, fait encore mieux ressortir l'incroyable
dont nous sommes aussi capable.
6- Trois excellents détails :
- Le psychologue-orthophoniste pendant les cours en primaire.
Voilà quelque chose qui ce sait peu, mais pendant un ou deux ans, au moins une fois par mois pendant les cours de
musique à l'école primaire, je restais seul en compagnie d'une sorte de psychologue-orthophoniste-observatrice-gentille-dame... Il faut dire que dans ma tête, ça a toujours tourné à cloche-pied ;
quelques problèmes de repérage spatiaux m'ont un peu turlupinés, mais la gentille dame m'aidait bien, elle m'a appris une certaine reconnaissance de soi, que j'ai ensuite pu multiplier par
moi-même. J'aimais beaucoup, et je me souviens parfaitement, de ces moment où l'on testait mes capacités !
- Mon premier appareil photo.
Il n'est pas venu très tard, j'étais au collège encore ; et je pense que ça a toujours été par admiration de ce que
faisait mon père (et je ne pense pas d'ailleurs être jamais parvenu à l'égaler). La photographie est la seule poche de réalité que j'aime inclure dans mes passions. Moi qui erre tant dans un
monde imaginaire, la photo m'accroche à des points fixes et immuables qui m'apaisent incroyablement, en qualité de grand admirateur du monde.
- Le voyage en Grèce en troisième.
En troisème j'ai commencé mes cours de grec ancien, et j'adorais ça ! Alors vous n'avez pas idée de mon bonheur
quand notre classe a décidé d'organiser ce voyage d'une semaine en Grèce continentale ! Des préparatifs au départ, en passant par le voyage, le retour, et l'après retour ; j'ai tout aimé ! En
plus, je suis parti en compagnie de mes professeurs préférés (avec qui je passais sans doute plus de temps qu'avec mes camarades...), donc ce séjour c'est avéré être un bain de culture et
d'admiration.
(à Delphes, j'ai tourné autour du temple, et je me suis imaginé 2000 ans en arrière...)
7- Trois traits de personnalité dont j'ai toujours eu conscience :
- Une forte personnalité : expressive et autonome, mais instable, décalée et unique, ainsi qu'un esprit très
créatif, capable aussi de comprendre rapidement les choses, mais au caractère épouvantable, désapprouvant les efforts physiques, et incluant la gourmandise et l'égoïsme sous toutes ses formes
(déjà à l'école maternelle, cleptomane en herbe), malgré une assez bonne générosité et un grand sens de l'humour.
- Une grande maîtrise de la communication, sous toutes ses formes, quand bien même je me disperse facilement, ainsi
que me déconcentre. Les exposés et autres allocutions m'ont toujours ravies !
- Une préférence pour l'intellect plutôt que le concret, souvent causée par les autres, et causant à son tour
souvent un retrait, un repli sur soi, et de fait une certaine solitude, plus appréciée que regrettée en revanche.
En bilan, on doit pouvoir dire que j'ai aimé davantage
que détesté. Je suis un homme heureux, qui pense beaucoup, et qui a toujours su et compris ce qu'il voulait ; avec encore suffisamment de rêves inaccessibles mais de forte personnalité pour
continuer de chercher un moyen de les atteindre.
Bien sûr, toutes ces images et souvenirs ne sont qu'une petite goutte d'eau dans l'océan de ma mémoire ; j'ai aussi tant à dire sur les heures de golf, les compétition de karaté, les promenades
dominicales en famille, les soirée à vélo, les goûts unique que l'on trouve à Foix, le fait de ramasser le courier au retour des vacances, etc...
C'est un ramassis un peu
désabusé de questions et de réponses disjonctées et insouciantes qui font ma personnalité, et pour rien au monde je ne voudrais en changer.
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